DEPUIS FÉVRIER 2008 Réfutation de la conversion au Christianisme d’un musulman (8/10) - L’ISLAM POUR L’HUMANITE JUSQU'A LA FIN DU MONDE / DEPUIS FEVRIER 2008
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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 23:43

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

Réfutation de la conversion au Christianisme d’un musulman (8/10)

Du titre « Apostasie par ignorance » par Ahmed SIMOZRAG

Commentaire Ribaat

9 site aimer jesus

PARTIE 8 SUR 10 :

Citation :

Sommaire

 

 

Suite

 

c) Y a-t-il contradiction entre le verset 9 de la Sourate 61 et les versets 15, 16, (44 à 48), (48 à 52) de la Sourate 5, « la Table servie »  Al-Maidah ?

Comme à l’accoutumée, nous exposons les versets en question avant d’en faire le commentaire : CORAN S61.V9 : « C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de Vérité pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit de l’aversion des polythéistes. »

CORAN S5. V15, 16 « Ô gens du Livre ! Notre messager (Muhammad) est venu à vous, vous exposant beaucoup de ce que vos cachiez du Livre, et passant sur bien d’autres choses ! Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d’Allah ! : Par ceci (le Coran), Allah guide aux chemins du salut ceux qui cherchent Son agrément. Et Il les fait sortir des ténèbres à la lumière par Sa grâce. Et Il les guide vers un chemin droit. »

CORAN S5.V44-52 : « Nous avons fait descendre la Torah, où il y a guidée et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah et dont ils étaient les témoins. Ne craignez donc pas les gens et craignez-Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a fait descendre, ce sont ceux-là les mécréants. s5, v44

« Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Mais quiconque, par charité, renonce à son droit, obtiendra l’expiation de ses péchés. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a fait descendre, ce sont ceux-là les injustes. s5, v45

« Et Nous avons envoyé, à la suite des prophètes, Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Torah avant lui. Et Nous lui avons donné l’Évangile où il y a guidée et Lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Torah avant lui, et une Direction et une exhortation pour les pieux. s5, v46

« Que les gens de l’Evangile jugent d’après ce que Dieu a fait descendre ! Et ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a fait descendre, ce sont ceux-là les pervers. s5, v47

« Et sur toi Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité pour confirmer ce qui existait du Livre avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d’après ce que Dieu a fait descendre. Ne suis pas leurs passions en te détournant de la vérité qui t’est parvenue. Nous avons donné à chacun de vous une législation et une voie. Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il veut vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez donc à vous surpasser les uns les autres dans les bonnes actions. Vous allez tous retourner à Dieu, il vous informera, alors, au sujet de vos différends. » s5, v48

« Juge donc parmi eux d’après ce que Dieu a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu’ils n’essayent de t’éloigner d’une partie de ce que Dieu t’a révélé. S’ils se détournent, sache que Dieu veut les atteindre pour certains de leurs péchés. Un grand nombre d’hommes sont pervers. » s5, v49

« Recherchent-ils le jugement de l’ignorance ? Qu’y a-t-il de meilleur que Dieu en matière de jugement pour des gens qui croient fermement ? » s5, v50

« Ô croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Dieu ne guide certainement pas les gens injustes. » s5, v51

« Tu verras ceux dont les cœurs sont malades se précipiter vers eux et dire : « Nous craignons qu’un revers de fortune nous atteigne. » Mais il se peut que Dieu fasse venir la victoire ou un ordre émanant de Lui. Ils regretteront alors leurs pensées secrètes. » s5, v52

Dieu dit dans ces versets qu’Il a révélé successivement des Livres - la Torah, l’Evangile et le Coran - comportant chacun guidée et lumière, et surtout des lois destinées à régir les affaires humaines.

Ces lois doivent être appliquées, d’abord par les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans, ensuite par l’humanité d’une manière générale.

Et ceux qui n’appliquent pas Les lois divines, sont qualifiés de mécréants, d’injustes et de pervers. La soumission à Dieu implique donc nécessairement la soumission à Ses lois.

Et la rébellion contre Dieu n’est autre que la désobéissance à Ses lois (Ribaat : Et donc les parties du Taghout au pouvoir qui nous gouverne actuellement sont de la bouche d’égouts de la rébellion, ces mécréants au ventre gonflés, et aux visages gras, en plus de s’auto-divinisé et en inventant des lois monstrueuses, s’attaquent à l’Islam par la plume et les armes, espérant ainsi continuer leurs désordre sur terre et pensent qu’ils ne rendront jamais compte ! Brulez donc vos cartes électorales du Taghout qui ne sert à rien en signe de soumission à Allah). Dieu étant le Créateur de l’Univers et de tout ce qu’il contient, C’est Lui qui pourvoit aux besoins vitaux de Ses créatures, il est insensé de ne pas se conformer à Ses Lois.

Les Juifs furent les premiers à transgresser les commandements de Dieu. En matière d’adultère, ils ont remplacé la lapidation par la flagellation, le vol n’était pas sanctionné conformément aux dispositions de la Torah, la peine du meurtre n’était pas équitablement appliquée, une personne de la tribu des Banû Nadhir valait deux personnes de la tribu des Banû Quraidha, et le prix du sang de l’un était le double de celui de l’autre.

Lorsque le prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) s’établit à Médine, ils décidèrent de lui soumettre un cas d’adultère dans l’espoir d’obtenir des sanctions moins sévères que celles de la Torah, c’est-à-dire la flagellation et non la lapidation. Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) avait prononcé la lapidation conformément aux dispositions de la Torah, mais ils avaient refusé son jugement.

C’est pour cette raison que Dieu s’indigna contre eux, sachant et insinuant que le fait de prendre Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) pour juge n’était qu’un subterfuge pour contourner la Torah, d’où le verset exclamatif : « Et comment te prendraient-ils pour juge, alors qu’ils ont la Torah contenant le jugement de Dieu ? Et puis, ils rejettent ton jugement ? Ces gens-là n’ont rien de commun avec les croyants. » CORAN s5, v43

A la suite de cet incident, Dieu a tenu à rappeler qu’Il a révélé des commandements pour être strictement observés. Il fait savoir que la Torah contient des lois d’après lesquelles, les Prophètes, les rabbins et les docteurs qui étaient chargés de la garde du Livre et les témoins de son contenu, jugeaient les affaires des Juifs. Ne cachez pas Mes commandements par crainte des gens et ne prenez pas de pots-de-vin en échange de leur juste application. C’est le sens de l’expression : ‘‘Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix.’’

Les Juifs agissaient de la sorte tantôt par complaisance envers les notables, tantôt par crainte des gens d’autorité. Dieu leur dit donc : ‘‘Ne craignez pas les gens et craignez-Moi.’’

Puis Dieu rappelle qu’Il a prescrit la loi du talion dans la Torah qui doit rigoureusement s’appliquer en cas de meurtre, de mutilation ou de blessure. Ensuite, Dieu envoya Jésus pour confirmer ce qui avait été antérieurement révélé à Moïse et réhabiliter ce que le temps et les hommes avaient altéré.

A cette fin, Il lui donna l’Évangile pour exhorter les hommes à suivre la Direction qu’il indique. L’Évangile avait donc pour but non pas d’abolir la Loi déjà contenue dans la Torah mais de redresser les déviations et de remettre ceux qui craignaient Dieu dans la bonne Voie : " Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir " (Matthieu : V, 17).

Cette parole de Jésus est confirmée par le Coran : ‘‘Et Nous avons envoyé, à la suite des prophètes, Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Torah avant lui. Et Nous lui avons donné l’Évangile où il y a guidée et Lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Torah avant lui, et une Direction et une exhortation pour les pieux’’. CORAN s5, v46

«  Que les gens de l’Evangile jugent d’après ce que Dieu a fait descendre. »

Les Chrétiens doivent appliquer les dispositions de l’Evangile qui sont pour la plupart celles de la Torah, car l’Evangile n’a pas apporté des lois nouvelles.

Avant de passer aux versets suivants, rappelons que ces injonctions furent adressées aux Juifs et aux Chrétiens avant l’Islam et pendant la révélation du Coran. Une fois la révélation du Coran achevée, ils doivent se conformer à ce dernier parce que, outre le fait que Dieu leur ordonne de le faire, le Coran revêt une force légale supérieure aux Livres précédents.

C’est la signification du terme : ‘‘Muhaiminan alaïh’’.

Al-Qurtubi explique ce terme par ‘‘plus haut et plus élevé que lui’’.

On trouve ce mot parmi les attributs de Dieu dans la Sourate 59, verset 23 : ‘‘Al-Muhaimin’’ qui signifie ‘‘le Prédominant’’.

Le Coran prédomine sur les Livres antérieurs. Si les gens du Livre refusent d’obtempérer, ils n’auront, en tous cas, ni excuse ni argument à faire valoir dans ce domaine. Je m’explique :

Ils sont en droit de prétendre que la Bible est pour les Juifs et les Chrétiens et le Coran pour les Musulmans. Ils peuvent invoquer à l’appui de cette thèse, le verset : « Nous avons donné à chacun de vous une législation et une voie. Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté... »

Pourtant, tous les spécialistes de l’exégèse (TAFSIR) sont d’accord pour dire que ce verset parle d’une situation antérieure au Coran. Après la révélation du Coran, toutes les lois antérieures furent abrogées et seuls le Coran et la Sunna du prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) remplissent le rôle de référentiel tant sur le plan religieux que juridique.

Les gens du Livre peuvent également invoquer comme prétexte la similitude des dispositions pénales entre le Coran et la Torah et qu’il n’est nul besoin à cet égard de faire référence au Coran.

Il est vrai que dans la Torah et le Coran, il y a les mêmes dispositions pénales, sauf que le Coran a introduit la notion de pardon au profit du coupable dans le talion et les blessures, ce qui n’existe pas dans la Torah. Celle-ci dit : « Vous n’accepterez point de rançon pour la vie d’un meurtrier qui mérite la mort, car il sera puni de mort. Vous n’accepterez point de rançon, qui lui permette de s’enfuir dans sa ville de refuge, et de retourner habiter dans le pays après la mort du sacrificateur. » Nb 35.31,32

En revanche, le Coran dit : « La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allah. Il n'aime point les injustes! » CORAN s42, v40 (traduction Mohammad Hamidoulallah 2000/2001)

Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, oeil pour oeil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. CORAN s5,v45 (traduction Mohammad Hamidoulallah 2000/2001)

Mais le problème tient au fait que les gens du livre n’appliquent pas les commandements de la Bible et c’est là que le bât blesse. Ils sont confrontés à une terrible épreuve qui les met dans l’impossibilité de se défendre vis-à-vis de Dieu. Ils ne pourront pas invoquer l’argument selon lequel le Coran est pour les Musulmans et la Bible pour eux puisqu’ils ne suivent ni l’un ni l’autre Livre.

C’est pour cette raison que Dieu leur dit : « Dis: ‹Ô gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Thora et à l'Evangile et à ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur.› Et certes, ce qui t'a été descendu de la part de ton Seigneur va accroître beaucoup d'entre eux en rébellion et en mécréance. Ne te tourmente donc pas pour les gens mécréants. » CORAN s5, v68

Encore une fois, ce verset signifie que les Juifs et les Chrétiens n’ont aucune base en matière de religion tant qu’ils n’appliquent pas la Torah, l’Evangile et ce qui leur a été révélé de la part de leur Seigneur dans le Coran.

La croyance à tous les livres est une condition essentielle de la foi. C’est pourquoi, il ne suffit pas de croire en la Bible sans croire au Coran, comme il ne suffit pas de croire au Coran sans croire aux Livres précédents dont une bonne partie se trouve dans la Bible.

Par ailleurs, la croyance au Coran et au prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) découle des enseignements de la Torah et de l’Evangile et la croyance à ces derniers découle des enseignements du Coran. Dieu s’adresse ensuite à Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) lui ordonnant de juger entre eux (les Juifs) sur la base de la loi divine et de ne pas suivre leur passion.

Certains commentateurs disent que ce verset décisif abroge celui par lequel Dieu a laissé à Son prophète le choix de juger ou de ne pas juger entre les Juifs (CORAN s5,v 42).

D’autres ont dit qu’il n’y a pas d’abrogation et que le prophète avait toujours ce choix. « Nous  avons donné à chacun de vous une législation et une voie. Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il veut vous éprouver par le don qu’il vous a fait. »

Dieu a donné à chaque communauté une législation et une voie, c’est-à-dire la Torah ou le Pentateuque pour les Juifs, l’Evangile pour les Chrétiens, et le Coran pour les Musulmans. Dieu agit ainsi pour éprouver ces communautés, à la fois par l’unité et la diversité des voies et des législations.

Diverses avant l’Islam, ces législations ont été intégrées dans le Coran auquel les intéressés doivent se conformer. Apparemment, ce verset semble contredire d’autres versets appelant les Juifs et les Chrétiens à embrasser l’Islam.

Mais dans le fond, il n’y a absolument aucune contradiction. Cela signifie que les vrais croyants parmi les gens du Livre doivent répondre à l’appel de leur Seigneur et se convertir à l’Islam. Ceux-là auront plus de récompenses que les Musulmans de naissance ou ceux venant d’autres horizons, et ce en vertu de ces versets :

« Ô les croyants ! Craignez Allah et croyez en Son messager pour qu’Il vous accorde deux parts de Sa miséricorde, et qu’Il vous assigne une lumière à l’aide de laquelle vous marcherez, et qu’Il vous pardonne, car Allah est Pardonneur et Très Miséricordieux. » CORAN s57, v28

« Ceux à qui, avant lui (le Coran), Nous avons apporté le Livre, y croient. Et quand on le leur récite, ils disent : ‘‘ Nous y croyons. Ceci est bien la vérité émanant de notre Seigneur. Déjà avant son arrivée, nous étions Soumis.’’ Voilà ceux qui recevront deux fois leur récompense pour leur endurance, pour avoir répondu au mal par le bien, et pour avoir dépensé de ce que Nous leur avons attribué. » CORAN s28, v52-54

Dans plus dans un Hadith, le Prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a expliqué ces versets, précisant que les gens du Livre qui se convertissent à l’Islam ont une double récompense. Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit à quelqu’un nommé Amr qui venait de se convertir à l’Islam : « Ne sais-tu pas que la conversion à l’Islam efface tous les péchés commis dans le passé ? »

En revanche, ceux parmi les gens du Livre qui n’ont pas reçu ou mal reçu l’appel de Dieu dans le Coran et qui agissent selon la droiture et les prescriptions de leur Livre, et qui accomplissent les bonnes œuvres, ceux-là auront aussi leur récompense, car Allah ne laisse pas perdre la récompense de ceux qui font le bien.

Examinons, maintenant, les versets invitant tous les hommes et en premier les gens du Livre à croire au Coran et au prophète de l’Islam : « Ô gens du Livre ! Notre messager est venu à vous pour vous éclairer après une interruption des messagers afin que vous ne disiez pas : ‘‘ Il ne nous est venu ni annonciateur ni avertisseur’’. Voilà, certes, que vous est venu un annonciateur et un avertisseur. Et Allah est Omnipotent» CORAN s5, v19

Ce verset ne laisse aucune possibilité d’excuse aux gens du Livre qui ont entendu parler du Coran et du prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui). Dieu les prévient à l’avance qu’ils ne pourront pas dire : ‘‘ « Nous n’avons reçu ni annonciateur ni avertisseur ».  

« O gens du Livre ! Notre messager (Muhammad) est venu à vous, vous exposant beaucoup de ce que vos cachiez du Livre, et passant sur bien d’autres choses ! Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d’Allah » CORAN s5, v15

L’ expression ‘‘est venu à vous’’ constitue une preuve de nature à barrer la route à toute recherche d’alibi ou d’argument tiré du fait que le Prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) était envoyé exclusivement aux Arabes. Dieu leur dit : ‘‘Notre Messager est venu à vous, de même qu’il est venu aux Arabes et à toute l’humanité’’.

« Ô vous à qui le Livre a été donné,! Croyez à ce que Nous avons fait descendre en confirmation de ce que vous aviez déjà, avant que Nous effacions des visages et les fassions retourner en arrière ou que Nous les maudissions comme Nous avons maudit les gens du Sabbat. L’ordre de Dieu est toujours exécuté ! » CORAN s4, v47

« Ô les croyants ! Croyez en Allah, en Son messager, au Livre qu’Il a fait descendre sur Son messager, et au Livre qu’Il a fait descendre auparavant. Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier, s’égare, loin dans l’égarement. » CORAN s4, v136

« Sur toi, Nous avons fait descendre le Livre pour les hommes, en toute vérité. Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même et quiconque s’égare, ne s’égare qu’à son propre détriment. Et tu n’es pas leur garant. » CORAN s39, v41

« Et Nous t’avons envoyé aux gens comme messager et Allah suffit comme témoin. » CORAN s4, v79

« Ô gens ! Le messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur. Ayez la foi, donc, cela vous sera meilleur. Et si vous ne croyez pas, c’est à Allah qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah est Omniscient et sage. » CORAN s4, v170

« Ô gens ! Une preuve évidente vous est, certes, venue de la part de votre Seigneur. Et Nous avons fait descendre sur vous une lumière éclatante. » CORAN s4, v174

« Ô gens ! Une exhortation vous est venue, de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans les poitrines, un guide et une miséricorde pour les croyants. » CORAN s10, v57 « Dis : ‘‘Ô gens ! Certes la vérité vous est venue de votre Seigneur. Donc, quiconque est dans le bon chemin ne l’est que pour lui-même ; et quiconque s’égare, ne s’égare qu’à son propre détriment. Je ne suis nullement un protecteur pour vous.’’ » CORAN s10, v108

« Ceci est un message (le Coran) pour les gens afin qu’ils soient avertis, qu’ils sachent qu’Il n’est qu’un Dieu unique, et pour que s’exhortent ceux qui sont doués d’intelligence » CORAN s14, v52

« Dis : ‘‘Ô hommes ! Je ne suis pour vous, en vérité, qu’un avertisseur explicite.’’ » CORAN s22, v49

« Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour toute l’humanité. Mais la plupart des gens ne savent pas. » CORAN s34, v28

« Dis : ‘‘Ô hommes ! Je suis pour vous tous le messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. » CORAN s7, v158

Il y a un grand nombre d’autres versets sur le même sujet, il me semble inutile de les citer tous.

Dans le fond, il n’y a pas de contradiction entre les versets en question. Loin s’en faut. Dieu a envoyé un messager (Muhammad) (paix et bénédiction d’Allah sur lui) avec un message réhabilitant les messages antérieurs et appelant tous les hommes à se réunir sous la bannière d’une même religion et autour des mêmes croyances. Ceux qui répondent à l’appel de Dieu ont parfaitement réussi et ceux qui refusent d’y répondre auront certainement du mal à justifier leur refus.

13.2 L’abrogation dans le Coran :

M. Zerbo soulève entre autres questions celle de l’annulation de certains versets par d’autres. Il s’agit bien entendu de l’abrogation.

Avant de répondre aux questions de l’auteur, il me paraît important de définir la notion d’abrogation et ce pour permettre au lecteur de mieux comprendre les raisons du changement de certains versets du Coran, ce qui a amené M. Zerbo à parler de l’inconstance du Coran.

L’annulation ou l’abrogation, en arabe ‘‘Naskh’’, est le fait d’annuler ou de mettre fin à une loi, à une règle prescrite ou à une pratique tolérée en fonction de circonstances particulières.

Sa validité prend donc fin avec la cessation des circonstances qui ont occasionné sa permission ou sa prohibition. Il peut s’agir aussi de l’assouplissement d’un dogme, d’une pratique ou de son durcissement, soit à titre de punition divine ou d’une mise à l’épreuve, soit par mesure de clémence de la part d’Allah à l’égard de Ses serviteurs.

C’est en vertu de la clémence divine que Jésus est venu lever certains interdits imposés aux Juifs telles que la graisse et la viande de certains animaux. : « Me voici, confirmant ce qui existait avant moi de la Torah et déclarant licite une partie de ce qui vous était interdit. » (s3, v50)

« Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et voici, toutes choses seront pures pour vous. » (Lc 11.41) Si le Coran parle d’abrogation de quelques révélations antérieures, c’est parce que les besoins de la société avaient changé. (Ribaat : N’oubliez pas que le Coran descendait au fur et à mesure de la vie des gens sur 23 ans de Prophétie de Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui), Allah fait bien les choses : Cela à été facile à apprendre le coran et s’appliquer avec douceur. C’EST SUR, CELA CHANGE DE VOULOIR FORCER LES MUSULMANS A EMBRASSER LA LAICITE DEMONIAQUE POUR UNE DESCENTE AU ENFER QUE VEULENT IMPOSER LES FORCES DU MAL SUR TERRE AU JOUR D’AUJOURD’HUI EN DEPIT DES CONVERTIONS A L’ISLAM QUI NE CESSE DE GRIMPER POUR ATTEINDRE LE PARADIS INCHAALLAH. VOYEZ-VOUS OU CE TROUVE LA VERITE POUR LE SALUT DE VOTRE AME ?)

L’abrogation se limite à l’obligation de faire ou de ne pas faire, c’est-à-dire la permission, la prohibition ou la tolérance, à l’exclusion de l’information concernant des faits réels, celle-ci ne pouvant être l’objet d’abrogation ; cela suppose que l’une des deux informations est fausse, chose qu’on ne peut attribuer à Dieu.

L’abrogation n’atteint pas les principes et les dogmes fondamentaux tels que le Tawhid (l’unicité de Dieu), les fondements de la foi et du culte, les vertus, telles que la chasteté, la sincérité, la générosité, la piété, l’obligation d’ordonner le bien et de repousser le mal, etc.

Il ne faut pas entendre par abrogation que Dieu ait prescrit ou prohibé quelque chose sans en prévenir les conséquences, et qu’Il se soit ensuite ravisé de sorte qu’on puisse l’accuser d’ignorance ou qu’Il ait fait des prescriptions ou des prohibitions et les ait ensuite retirées, de manière si fortuite et inopinée qu’on puisse l’accuser d’inconstance.

L’abrogation signifie que Dieu tolère provisoirement certaines pratiques comme l’orientation de la prière vers la Mosquée Al-Aqsa ou certaines boissons comme le vin, en attendant que les conditions du changement ou de l’interdiction soient réunies, elle peut aussi intervenir à la suite d’une mise à l’épreuve comme ce fut le cas de l’ordre donné à Abraham d’offrir en holocauste son fils, puis révoqué (Gn 22).

Sur ce dernier point, on ne peut pas dire que Dieu a changé d’avis à la dernière minute ; bien au contraire, il savait à l’avance que l’immolation n’allait pas être exécutée.

L’évolution humaine peut nécessiter l’actualisation ou la mise à jour de certaines lois afin de les adapter à des situations nouvelles. Le temps évolue et la réalité sociale peut changer d’une génération à l’autre. Compte tenu du fait que les comportements humains sont étroitement liés à ces changements, des modifications législatives s’imposent. Là aussi, on peut parler d’abrogation.

En effet, ce qui est utile pour une génération ne l’est pas forcement pour une autre. C’est cette pratique qui a prévalu avant la clôture des messages divins. Etant au dernier stade de la vie terrestre, le processus d’envoi de messagers fut clôturé par le Coran qui contient des dispositions et des préceptes capables de s’adapter à l’évolution et aux besoins des sociétés humaines jusqu’à la fin des temps.

Si la mission de Jésus s’inscrit dans une perspective d’actualisation de la Torah, la mission de Muhammad s’inscrit pareillement dans un but d’actualisation des messages antérieurs. (paix sur eux tous)

Dans le cas de Jésus, on lit dans l’Epître aux Heureux 7.18 : « Il y a ainsi abolition d’une Ordonnance antérieure à cause de son impuissance et de son inutilité. »

« En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde » Hébreux 8.7.

L’interdiction progressive des boissons enivrantes est l’illustration parfaite de la nécessité de l’abrogation. Dieu n’a pas voulu bouleverser les habitudes des gens de la Mecque qui furent de grands consommateurs de vin en leur interdisant brusquement quelque chose qu’ils aimaient au point de l’adorer. Dans le but de préparer les esprits à une décision d’interdiction aussi sévère, Dieu entreprit une démarche graduelle, allant de la tolérance (CORAN (s16, v67) (s2, v219) à l’injonction de ne pas faire la prière en état d’ivresse (CORAN s4, v43), puis à la prohibition pure et simple (CORAN s5, v90).

Dès lors, furent abrogés les versets ambigus susceptibles d’être interprétés dans le sens de la permission des boissons alcoolisées. Qu’on ne vienne pas nous dire que Dieu se contredise ou que ses Paroles sont changeantes.

(Ribaat : Chers lecteur doué de raison, vous noterez que, plus vous apprendrez sur l’Islam, plus vous verrez que ses détracteurs utilisent pour la combattre, les fausses-preuves, le mensonge, la calomnie, la confusion, le détournement, etc…puis les armes. Notez aussi, que l’Islam est la seul religion à avoir autant d’attaques : POURQUOI ? Parce que c’est la Vérité qui effrayent les polythéistes dans leur corruption sur la terre,Allah le plus redoutable en Force dit: «  Ils se servent d'une ruse, et Moi aussi Je me sers de Mon plan. » (CORAN S86, v15 et 16)

13.2.1 D’après l’auteur :

Ce dernier fait remarquer que les versets du Coran sont sujets à des changements. A ce propos, il écrit : « S’agissant maintenant des changements des paroles révélées, c’est plutôt dans le Coran que cela est pratiqué. Ainsi, le Coran dit : Sourate de la vache, 2. 106 « Toute révélation abrogée ou devenue caduque sera remplacée par une autre, meilleure ou semblable. Ne sais-tu pas que Dieu est Tout Puissant ? » Sourate de l’abeille, 16.101 : « Si nous substituons une révélation à une autre-et qui mieux que Dieu connaît ce qu’Il révèle-ils te traitent de menteur. Hélas ! Ils forment une masse ignorante. »

13.2.2 Réplique :

De la même manière que d’autres versets, le verset 106 de la Sourate 2 est mal traduit ; il manque le pronom personnel (Nous) se rapportant à Dieu : Le verset authentique dit :

« Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est Omnipotent ? » CORAN s2, v106

Il y a deux procédés d’abrogation : l’abrogation par substitution d’une révélation à une autre et l’abrogation par l’oubli.

Il arrive que Dieu fasse oublier au Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) une révélation faite la veille. Le prophète recevait ce genre de révélation mais il l’oubliait le lendemain, voire quelques instants après. Comme cet oubli l’inquiétait, croyant qu’il faillit à son devoir de communiquer la révélation, le verset ci-dessus est destiné à le calmer. Dieu entend rassurer Son messager en lui disant que c’est Lui qui le fait oublier, qui annule et qui confirme ce qu’Il veut de la révélation.

Et Il lui dit dans le verset suivant : « Ne sais-tu pas qu’à Allah appartient le royaume des cieux et de la terre, et qu’en dehors d’Allah vous n’avez ni protecteur ni secoureur. » CORAN s2, v107

Si Dieu annule un verset ou le fait oublier, il le remplace par un verset meilleur, c’est-à-dire plus souple, s’agissant de la prescription d’une obligation, de son annulation ou de l’assouplissement d’une règle ; ou par un verset semblable, c’est-à-dire équivalent dans le fond, (en valeur) mais différent dans la forme, dans l’énoncé. C’est Dieu qui commande Ses créatures et qui établit les lois destinées à régir leur vie et leurs rapports. Il prescrit ce qu’Il veut comme règles relatives à ce qui est obligatoire et facultatif, licite et illicite ; Il interdit ce qu’Il veut et permet ce qu’Il veut. S’il décide quelque chose, personne ne peut s’opposer à Sa décision. Nous lui rendrons compte de nos actes, mais Lui n’a pas de compte à nous rendre et nous n’avons pas le droit de l’interroger sur ce qu’Il fait.

Il dit à Son Messager (paix et bénédiction d’Allah sur lui) : Ne sais-tu pas qu’à Moi appartient le royaume des cieux et de la terre, J’en dispose comme Je veux, Je décrète ce que Je veux, J’interdis et autorise ce que Je veux. Je modifie les dispositions de Mes lois, J’annule et confirme comme je veux. « Si nous substituons une révélation à une autre- et qui mieux que Dieu connaît ce qu’Il révèle,-ils te traitent de menteur. Hélas ! Ils forment une masse ignorante » (s16, v101) Dieu parle ici de l’infidélité des païens et de leur faiblesse d’esprit. En cas de substitution d’une révélation à une autre, ils traitent de menteur le prophète, alors que c’est Dieu qui fait ce qu’Il veut et qui modifie ce qu’Il veut.

13.2.3 D’après l’auteur :

« ...Remplacement de la Sourate, 2.62 par la Sourate, 3.85 » Dans la Sourate 2.62, il est dit ; « Certes les Juifs, les Chrétiens, les Sabéens (peuple de Saba ou Séba), c’est-à-dire ceux qui croient en Dieu et au jugement dernier et qui pratiquent les bonnes œuvres, ceux-là seront récompensés par leur Seigneur. Ils oublieront jusqu’au souvenir de la crainte et du chagrin. » « Ce verset, dit-on, est annulé par la Sourate de la famille d’Imran 3.85 : « Celui qui adoptera une autre religion que celle de l’Islam sera désavoué par Dieu et il sera au nombre des réprouvés dans l’autre monde. » « En outre, le verset 256 de la Sourate 2 est supposée être remplacé par le verset 193 de la même Sourate 2.256 : « Dieu entend et sait tout. » Sourate 2.256 : « Plus de contrainte dans la religion maintenant que le vrai se distingue de l’erreur. Celui qui rejette l’erreur et qui croit en Dieu est semblable à celui qui est accroché à une anse solide, indétachable. Dieu entend et voit tout. » Mais : Sourate 2.193 : « Combattez-les jusqu’à ce que tout danger soit écarté et que la religion de Dieu soit bien assise. S’ils cessent le combat, abstenez-vous de toutes représailles si ce n’est contre les méchants. »

13.2.4 Réplique :

En agissant de la sorte, M. Zerbo pose deux fois la même question. En effet, il s’agit de l’annulation ou de l’abrogation de certains versets du Coran par d’autres. Cette question a déjà été soulevée.

Cependant, M. Zerbo a scindé la question en deux tranches : l’annulation et les changements des paroles révélées selon le Coran, ce qui m’amène à traiter plus d’une fois la même question.

Le verset 62 de la Sourate 2 n’est pas abrogé par le verset 85 de la Sourate 3. Il n’y a pas de contradiction entre les deux versets pour dire que l’un des deux est abrogé.

Ibn Abbas est le seul à avoir parlé d’abrogation. Il s’agit donc d’une opinion isolée qui ne fait pas le poids. Les Savants sont unanimes pour dire que le verset 62 de la Sourate 2 n’a pas été abrogé.

En effet, ce verset parle des croyants, des Juifs, des Chrétiens et des Sabéens qui ont cru en Dieu, au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres ; ceux-là trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur.

Certains exégètes estiment que l’application de ce verset est limitée aux communautés d’avant l’Islam, d’autres au contraire pensent que ce verset n’a pas de limites dans le temps. Les croyants, assurent-ils, ainsi que les gens du Livre qui croient en Dieu et au Jour dernier et qui accomplissent les bonnes œuvres auront leur récompense auprès de Dieu. D’autres commentateurs leur opposent la notion de foi qui, selon eux, doit englober la croyance en tous les Livres et en tous les prophètes y compris le prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et le Coran.

A mon avis, comme je l’ai expliqué plus haut, le sort des gens du Livre dépend de plusieurs facteurs dont les plus importants sont la manière dont ils appliquent les commandements de Dieu contenus dans leur Livre et les motifs de leur rejet de l’Islam et de son prophète. Si la nouvelle de l’avènement du prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) ne leur est pas parvenue ou mal parvenue, ils sont excusables ; sinon, il est difficile de justifier pareille situation qualifiée de mécréance aussi bien par le Coran que par la Sunna du Prophète et le consensus des savants musulmans.

Le verset 256 de la Sourate 2 parle de la contrainte en religion.

Il est superflu de reprendre l’explication de ce verset qui a fait l’objet d’un commentaire plus haut. Certains commentateurs affirment que ce verset a été abrogé par les versets relatifs au combat pour la cause de Dieu.

Mais la majorité des exégètes expriment une opinion contraire, estimant que ce verset n’a pas été abrogé.

« Et Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de rébellion et que la religion soit entièrement à Allah. S’ils cessent le combat, abstenez-vous de toutes hostilités sauf contre les injustes. » CORAN s2, v193

D’après les exégètes, ce verset est la première révélation autorisant le combat dans le cadre de la légitime défense. « Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent et ne transgressez pas. »

Ce verset vise les païens de la Mecque qui s’acharnaient à combattre les Musulmans. Il n’a rien à voir avec les Chrétiens au sujet desquels a été révélé le verset 256 de la Sourate 2 condamnant la contrainte en religion. Dieu a ordonné de combattre les païens jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de fitna. Le mot ‘‘fitna’’ a été traduit par sédition, rébellion et aussi par idolâtrie ou paganisme. « Et que la religion soit à Allah seul »

« S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes. »

Ce combat n’a pas un caractère religieux. C’est d’abord un combat de légitime défense contre l’agression. Les païens de la Mecque lançaient des attaques contre les Musulmans à Médine, ces derniers étaient en droit de se défendre. Ensuite ce fut un combat contre l’injustice. C’est pourquoi, le verset précise in fine : cessez les hostilités s’ils cessent le combat, avec cette nuance que le combat devait se poursuivre contre l’injustice.

 

14/ Le Salut de l’âme

 

14.1 D’après l’auteur :

Il n’y aurait pas de salut sans la croyance à la mort de Jésus sur la croix. « Enfin, la Bible, parole de Dieu offre aux croyants cette précieuse certitude pour le futur : ‘‘Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons enlevés ensemble avec eux (les croyants en Christ ressuscités) dans les nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur’’ (1 Thessaloniciens 4 :7) »

M. Zerbo affirme que le Coran ne donne aucune assurance du salut (page 23) Il cite comme exemple les versets du Coran ci-après : Sourate 2.183 : « Croyants, le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit aux peuples qui vous ont précédés. Peut-être vous perfectionnerez-vous ? »

Sourate 3.131-132 : « Redoutez le supplice du feu réservé aux insoumis. Soumettez-vous à Dieu et au prophète. Peut-être obtiendrez-vous la Miséricorde de Dieu ? » Sourate 6.13 : « Et ce Livre que nous vous révélons est béni. Suivez-le. Craignez-Dieu. Peut-être obtiendrez-vous Sa bénédiction ? » Sourate 7.8-9 : « Ce jour-là, la pesée sera rigoureuse. Ceux dont le plateau penchera seront parmi les bienheureux. Ceux dont le plateau remontera, ceux-là, leurs âmes seront perdues pour avoir méconnu nos signes. »

« Sur la base de ces versets, le Musulman ne peut pas être sûr du salut de son âme, et ceci, pour au moins trois raisons :
D’abord, il n’a pas vu la balance.

Ensuite, il ne sait pas depuis sa naissance, quel est le bien et quel est le mal qu’il fait,
Enfin, il ne sait pas si ses actes plaisent ou déplaisent à Dieu.
Il faut mourir pour le savoir. »

14.2 Réplique :

Tout d’abord, je dois attirer l’attention du lecteur sur l’inexistence du mot ‘‘peut-être’’ dans les versets précités. En effet, comme je l’ai signalé plus haut, le mot ‘‘la’llakum’’ signifie ‘‘afin que’’, ‘‘ pour vous permettre de ’’,

A l’instar de la majorité des Chrétiens, M. Zerbo croit au salut par le sacrifice de Jésus. D’après cette théorie, l’humanité a obtenu par le sang de Jésus le pardon de ses péchés ainsi que la vie éternelle.

En effet, on ne peut aborder ce thème sans évoquer certains concepts tels que le pêché originel, la crucifixion, la rédemption, etc. Ces doctrines sont complètement étrangères à « la religion primitive du Christ »

L’idée selon laquelle Jésus se serait sacrifié pour l’expiation du péché, le salut des humains ou la vie éternelle de ceux qui croient en lui, est dénuée de tout fondement.

Jésus n’a pas parlé de la rédemption pour avoir la vie éternelle. Bien au contraire, il a dit que chacun sera jugé selon sa parole et selon ses actes :

« C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Evangile, Dieu jugera par Jésus Christ les actions secrètes des hommes. » Rm 2.16 « Car par tes paroles tu seras justifié et par tes paroles tu seras condamné. » Mt 12.37 « Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge ; la parole que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car je n’ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer. Et je sais que son commandement est la vie éternelle. » Jn 12.48-50 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » Jn 5.24 « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Jn 17.3 « C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père. » Jn 6.65

Ces versets sont clairs. Jésus n’a nullement dit que sa mort est la rançon de la vie éternelle ; celle-ci sera donnée, d’après Jésus, à celui qui écoutera ses paroles qui sont celles de Dieu qui l’a envoyé.

Pour preuve, Jésus avait horreur de la mort. Comment se fait-il qu’il déteste quelque chose qui conditionne le salut de l’humanité et la vie éternelle (Ribaat : comme le déclarent les partisans du sacrifice humain)? Il dit aux Juifs :

« Je sais que vous êtes la postérité d’Abraham ; mais vous cherchez à me faire mourir [...] Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu... Vous avez pour père le Diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père » Jn 8.37-44

Jésus s’en prend à ceux qui voulaient sa mort en les qualifiant de fils du Diable. Il est certain qu’il n’aurait pas réagi ainsi si sa mort avait un quelconque rapport avec le salut ou la rédemption.

Même si, pour le besoin de l’argumentation, « on admet » la mort de Jésus, il est absolument insensé de croire que cette mort ait pour but le rachat de l’humanité. Le Christ répugnait la mort et il voulait à tout prix l’éviter ; il avait prié Dieu de l’éloigner de cette coupe ; il s’est lamenté sur la croix et cette attitude n’est pas digne d’un Messie dont la mort aurait une finalité salvatrice :

« Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici, et veillez avec moi. Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! » Mt 26.38, 39 ; Lc 22.42

« Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabaqtani ? C’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mt 27. 46,47 ; Mc 15.34-35 (Ribaat : Imaginer Juda le démon voleur et traite tuer sur cette croix, peine capital à l’époque des romains, voir Evangile de Barnabé)

L’assertion que la mort du Christ sur la croix est l’expiation du péché est absurde, car par ce mot « péché » les Chrétiens entendent le péché originel, commis par Adam, et non les péchés commis par ses descendants, et il est injuste de considérer ces derniers comme punissables pour ce péché originel : les fils ne sauraient être responsables des fautes de leurs pères et vice versa, cela est contraire à l’équité. Ez 18.20

Le péché originel est un cinglant désaveu de la justice divine.

Cette théorie est absolument fausse car :

1°) Le péché originel commis par Adam lui a été pardonné. « Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car c’est Lui certes qui revient sans cesse vers le pécheur repentant ; Il est Miséricordieux. » CORAN s2, v37

2°) Il est injuste que les descendants d’Adam soient punissables pour ce péché originel. Les fils ne sauraient être responsables des fautes de leurs pères et les pères ne peuvent répondre des fautes de leurs fils, cela est contraire au bon sens et à l’équité :

« Le fils ne portera pas l’iniquité de son père et le père ne portera pas l’iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. » Ezéchiel 18.20-21

« On ne fera point mourir les pères pour les enfants, et l’on ne fera point mourir les enfants pour les pères ; on fera mourir chacun pour son péché. » Dt.24.16

« L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. » Ez 18.4

« L’homme qui est juste, qui pratique la droiture et la justice, qui ne mange pas sur les montagnes et ne lève pas les yeux vers les idoles de la maison d’Israël, qui ne déshonore pas la femme de son prochain et ne s’approche pas d’une femme pendant son impureté, qui n’opprime personne, qui rend au débiteur son gage, qui ne commet point de rapines, qui donne son pain à celui qui a faim et couvre d’un vêtement celui qui est nu, qui ne prête pas à intérêt et ne tire point d’usure, qui détourne sa main de l’iniquité et juge selon la vérité entre un homme et un autre, qui suit mes lois et observe mes ordonnances en agissant avec fidélité,--celui-là est juste, il vivra, dit le Seigneur, l’Eternel » Ez 18.5-9

« Vous dites : Pourquoi le fils ne porte-t-il pas l’iniquité de son père ? C’est que le fils a agi selon la droiture et la justice, c’est qu’il a observé et mis en pratique toutes mes lois ; il vivra. L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l’iniquité de son père, et le père ne portera pas l’iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. » Ez 18.19, 20

« Au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles, tu seras justifié, et par tes paroles, tu seras condamné. » Mt 12.36-37

Le Coran dit : « Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même et quiconque s’égare, ne s’égare qu’à son propre détriment. Et nul ne portera le fardeau d’autrui. » (s17, v15) ; (s10, v108) ; (s39, v41) ; (s41, v46) ; (s45, v15) « Tout individu est l’otage de ce qu’il a acquis. » s74, v38 « Quiconque acquiert un péché ne l’acquiert que contre lui-même. » s4, v111

« Quiconque se guide, c’est pour lui-même qu’il se guide. Et quiconque s’égare... alors dis : ‘‘Je ne suis que l’un des avertisseurs.’’ » s27, v92

Il ressort de ces versets que chacun est personnellement responsable de ses actes ; nul ne doit répondre des fautes de l’autre. Le pardon est l’un des attributs de Dieu. Lui seul a le pouvoir de châtier qui Il veut et de pardonner à qui Il veut.

Celui qui commet un péché se voit exposé au châtiment. Les chrétiens, même les plus fidèles à Jésus, n’échappent pas à cette règle et Jésus ne saurait se substituer à Dieu pour leur pardonner leurs fautes. Ephésiens 5.4-7

3°) Il en est de même pour la vie éternelle qui ne s’obtient que par la Grâce de Dieu. « Cela afin que les gens du Livre sachent qu’ils ne peuvent en rien disposer de la grâce d’Allah et que la grâce est dans la main d’Allah. Il la donne à qui Il veut, et Allah est le Détenteur de la grâce immense. » CORAN s57, v29

« Or la vie éternelle c’est qu’ils te connaissent toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » Jean 17.3

La question du salut des humains ainsi que celle de la vie éternelle liées à la prétendue ‘‘mort de Jésus sur la croix’’ résultent tout simplement d’une incompréhension ou d’une mauvaise interprétation de la parole de Caïphe, le souverain sacrificateur.

Suite page suivante,

« Réfutation de la conversion au Christianisme d’un musulman (9/10) »

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  • : L’ISLAM POUR L’HUMANITE JUSQU'A LA FIN DU MONDE / DEPUIS FEVRIER 2008
  • L’ISLAM POUR L’HUMANITE JUSQU'A LA FIN DU MONDE / DEPUIS FEVRIER 2008
  • : RIBAAT: Aux Musulmans et Musulmanes, voulant réveiller la Ummah! Aux Gens du Livre (Juifs et Chrétiens), voulant enfin marcher sur le Chemin Droit et connaitre la Vérité! Aux Athées voulant enfin connaître leurs Créateur! A tous les autres voulant vivre dans la miséricorde d’Allah Une seule et unique solution: Le Rappel du Message de l'Islam!: Pas de dieu autre que Allah, L’Unique et sans Associé, Et Mohammed s.a.w est le Messager d’Allah.LA ILAHA ILALLAH MOHAMMADAN RASOULOULAH
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